Le tableau des quarts de finale est complet à la suite des qualifications argentine et belge.

 

blacks belgians

Mardi on a eu droit à deux 0-0 dans le temps règlementaire. Mais deux physionomies de match très différentes. A Salvador, Belges et Américains nous ont offert un de ces matchs au score vierge qui reste dans les mémoires. La rencontre n’a pas connu de temps mort. Dans la première demi-heure, les hommes de Jurgen Klinsmann ont tenté de contrer une équipe de Belgique enfin retrouvée. Mais après, plus rien à se mettre sous la dent du côté US. C’était Fort Alamo sur les buts de Tim Howard. En face, ce n’était pas l’armée mexicaine du général Santa Anna, mais juste onze footballeurs belges motivés et affutés, à l’image d’un Daniel Van Buyten méconnaissable, lui qui n’a pas beaucoup joué avec le Bayern cette année. Les assauts répétés de Divock Origi, Dries Mertens et Kevin De Bruyn ont entamé les forces des défenseurs américains. Ces derniers auraient réalisé le hold-up du siècle sans la maladresse de Chris Wondolowsky, seul face à Thibaut Courtois dans les ultimes instants du temps réglementaire. Romélu Lukaku, le banni du premier tour, lancé par Wilmots à l’entame des prolongations a profité du travail de sape fourni par ses coéquipiers de l’attaque. Passeur sur le premier but belge, il fusille Howard du pied gauche sur le deuxième. Le match semblait plié. Mais c’était sans compter sur le « fighting spirit » des Yankees. Le jeune Green, ramène les Américains à 2 buts à 1 sur le premier ballon qu’il touche et qu’il exploite à merveille. Malgré les escarmouches des joueurs d’outre-Atlantique, Thibaut Courtois a pu garder sa cage inviolée par la suite. Et la Diables rouges accrocher les quarts de finale.

Un 0-0 qu’on oubliera

Ils retrouveront la sélection argentine qui s’est défaite au bout des prolongations de la Suisse. Angel Di Maria, suite à une accélération de Lionel Messi, a délivré Antonio Sabella et tout le bac de touche de l’Albiceleste. Dans la chaude après-midi de Sao Paulo, l’Argentine a vécu un véritable cauchemar tant  elle ne parvenait pas à mettre au pas la valeureuse Nati. Dans un match sans rythme, avec un de ces 0-0 que tout le monde oubliera, le vainqueur du groupe G a livré une pâle copie. Avec un Kun Aguero blessé et un Gonzalo Higuain maladroit, l’attaque Albicéleste a été quasi inexistante et n’a menacé que très peu l’arrière garde suisse. Les éclaires de Lionel Messi et la maîtrise technique de Angel Di Maria auront été les seuls arguments d’une équipe qui ne convainc pas. Les Helvètes auraient même pu revenir au score et accrocher une séance de tirs au but. Mais la puissante tête de Blerim Dzemaili n’a pas trouvé mieux que le poteau d’un Sergio Roméro, tout étonné et heureux de voir le ballon s’écarter de ses cages.

Samedi prochain à Brasilia, les Belges ne partiront pas favoris, car il y a un quadruple ballon d’or chez les Argentins, mais la sensation qui prévaut après ces deux derniers huitièmes de finale est que les Diables rouges ont tout pour éliminer les doubles champions du monde sud-américains.

Scolari tacle Thiago Silva

La belle unité brésilienne volerait-elle en éclat après des déclarations à des journalistes sur les éventuels regrets de Luiz Felipe Scolari d’avoir confié le brassard de capitaine à Thiago Silva ?  L’entraîneur Auriverde serait revenu sur le comportement de son capitaine lors de la séance de tirs au but contre le Chili en huitièmes de finale. « Thiago Silva n’a pas été à la hauteur, il ne s’est pas comporté comme un homme » a lâché Scolari selon le média "Ô Globo". Il reproche au défenseur du PSG d’avoir fui ses responsabilités en se positionnant 11ième et dernier tireur lors de cette séance remportée par le Brésil. Mais aussi son manque d’envergure lors de ce moment difficile. Pour exemple, c’est le milieu de terrain Paulinho, sorti à la mi-temps, qui haranguait ses coéquipiers à la fin du temps réglementaire, qui donnait des consignes à chaque joueur à la mi-temps des prolongations et  encourageait avant les tirs aux buts.

Espérons pour le Brésil que cette histoire ne soit que « foutaises ».

Bonne journée.