Qualification arrachée dans les dernières minutes par les Pays-Bas. Ils joueront leur quart de finale contre le Costa-Rica qui est allé chercher sa place lors d’une séance de tirs aux buts maîtrisée de bout en bout.

Les Néerlandais ne baissent jamais les bras. Ils l’ont démontré une nouvelle fois à l’Estadio Castelao de Fortalezza. Face à des Mexicains, qui à mon humble avis méritaient plus cette qualification, techniques et entreprenants les Oranjes n’ont jamais, au cours de la première heure de jeu, pu développer ce football qui leur a permis d’humilier l’Espagne. Les joueurs de la Trescolores ont maîtrisé la première période. Lorsque l’arbitre renvoya les deux équipes au vestiaire pour la pause, un résultat à l’avantage des joueurs au maillot vert n’aurait pas été scandaleux. La deuxième période est repartie sur le même rythme. Entre la 50ième minute et l’heure de jeu, les Mexicains auraient dû tuer le match en plantant un second but  tant leurs adversaires semblaient à bout de souffle. Mais ils n’ont pas su profiter de ce temps fort… Mal leur en a pris.

« Cooling break »

Au-delà des deux buts inscrits pour les Pays-Bas à la 88ième par Wesley Snijder et à la 94ième suite à un pénalty de Klaas-Jan Huntelaar,  il y a eu deux faits marquants dans ce huitième de finale. La première est l’absence totale du capitaine Robin van Persie. Il est passé complétement à côté de son match au point que Louis van Gaal, le sélectionneur néerlandais, le fasse sortir en seconde période.  Cette défaillance de l’attaquant de Manchester United était peut être due à la chaleur qui a entraîné, et c’est le deuxième fait du match, ces fameux « cooling break ». L’arbitre a décidé d’en octroyer deux. Etrangement après ces pauses fraicheurs, les joueurs des Pays-Bas se sont sentis revigorés à chaque fois. Les conditions climatiques d’un match décident souvent du résultat final. Et dans le cas de ce Pays-Bas vs Mexique, j’estime que l’équité n’a pas été respectée. Que ce serait-il passé s’il neigeait ? En général dans ce cas, on annule ou on arrête la rencontre. Et l’arbitre n’accorde pas une pause pour aller se réchauffer le corps dans les vestiaires. Sincèrement, ces pauses ont faussé le jeu et avantagé les Bataves aux dépens de Mexicains qui tenaient ce match après l’ouverture du score de Giovani Dos Santos en début de seconde période.

Dans la coquette Arena Pernambuco de Recif, Grecs et Costariciens ont prolongé le plaisir. Avec un Campbell au sommet de sa forme, les joueurs d’Amérique centrale ont logiquement ouvert le score en début de seconde période. Mais la Grèce, maîtresse du temps dans les arrêts de jeu, est revenue dans les ultimes secondes du match. Tout logiquement au vu des mines fatiguées que tiraient les 22 acteurs, les prolongations n’ont rien donné. Nous voilà arrivés à la très aléatoire séance de tirs aux buts. Un exercice que les Grecs ont complètement manqué. Le Costa-Rica accroche dès lors une accession historique aux quarts de finale (5 tirs réussis à 3). On a qualifié cette équipe qui a eu raison des Italiens et des Uruguayens de petit poucet, puis de surprise. Mais là, elle confirme !

La bande à Robben est prévenue, elle qui a failli se faire surprendre par la déjà petite Australie au premier tour. Les Costariciens joueront quasi à domicile avec une température qui dépassera peut-être les 30 degrés. Mais ils ne pourront compter sur ce deuxième avantage supposé, car il sera certainement atténué par des « cooling break ».

Bonne journée.